.
.
.¢hαpιtrє sє¢σnd
But where will you go ? (Where will You go)
.
.
.Amy se réveilla en sueur, avec un mal de tête insupportable.
Encore ce cauchemar ...
Elle maudit son subconscient qui – depuis quelques nuits déjà – la forçait à revivre cet instant douloureux.
-
Ca va, Amy ?
Elle sursauta.
Mais où était-elle ?
Ce n'était pas sa chambre...
Elle tourna la tête pour s'apercevoir que son petit copain, Ben, gisait à côté d'elle dans le lit.
-
Non ! Me dit pas qu'on a fait ... CA !, hurla-t-elle, hors d'elle.
-
Euh, non, ne t'en fais pas ! T'as un peu trop bu hier, même beaucoup trop, tu te souvenais même plus qui tu étais ...
Amy se calma, puis jeta un coup d'½il à sa tenue.
Elle était encore en jean...
Elle aurait du vérifier ça avant de crier sur ce pauvre Ben.
-
Pardon..., s'excusa-t-elle.
Ben lui sourit et l'enlaça.
Il savait très bien que ses rêves n'étaient pas constitués de petits poneys roses ...
Mais depuis quelques temps ses cauchemars semblaient de plus en plus nombreux et cela n'arrangeait en rien son humeur.
Amy lui sourit à son tour et se dégagea de ses bras avant de sortir du lit.
-
Je dois rentrer. Merci Ben, je t'appelle ce soir ...
Elle prit son manteau et s'éclipsa si vite que Ben n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit.
Elle claqua la porte avec le plus de douceur qu'elle put, c'est-à-dire que le son du claquement se répandit dans toute la pièce et réveilla sûrement les voisins de Ben.
Quant à ce dernier il lâcha un 'bye' en ouvrant de grands yeux.
Amy arriva chez elle environ dix minutes plus tard.
Elle passa devant ses parents qui lui hurlèrent des mots blessants qu'elle fit mine de ne pas entendre. Pourtant ô Dieu les entendait-elle
... Elle ferma la porte de sa chambre, tourna la clé, alluma sa chaîne stéréo et un flux de larme d'empara de ses yeux.
Ils lui en voulaient depuis tant de temps !
Neuf ans.
Neuf ans !
Cela faisait neuf ans!
Mais je crois qu'au bout de trois fois vous l'avez comprit.
Depuis tout ce temps elle pesait le pour et le contre de la fugue.
Et depuis qu'elle avait de l'argent de poche (que ses parents lui donnaient avec regret), elle économisait en l'attente d'une telle occasion.
Et cette occasion se présentait ce soir.
Son père frappa à la porte.
-
Amy ! On part ! Et tache de ne pas te tuer !
Puis elle l'entendit murmurer une suite de phrase plus que désagréable ...
-
Quoique tu ne mérites que ça ...
Elle n'était pas sensée l'entendre, ça.
Amy entendit la porte claquer derrière ses parents et sa crise de larme se fit plus forte.
S'ils ne faisaient qu'enfoncer le couteau dans la plaie, Amy ne s'en remettrait jamais...
Encore s'ils avaient accepté de passer l'éponge peut-être aurait-elle eu moins mauvaise conscience et aurait-elle eut une meilleure enfance.
Être bercé dans la haine et le remord n'aide personne à grandir.
Soudain son idée ressurgit.
Fuguer, oui, c'était ça qu'il fallait faire !
Après cela, tout le monde serait content : elle et ses parents.
Elle était sûre qu'ils n'attendaient que ça.
Alors pourquoi faire durer le plaisir inexistant ?...
Elle essuya ses yeux d'un air décidé, gonfla son torse et se releva avec peine.
Elle prit une valise qui traînait depuis quelques années sous son lit, depuis la dernière colonie de vacances, où elle avait rencontré Ben.
Ils devaient faire un groupe ensemble mais ce projet avait fini par tomber à l'eau...
Elle prit un minimum d'affaires : de quoi s'habiller pendant une semaine, une trousse de toilette, et tout le nécessaire.
Puis elle passa à la cuisine où elle "emprunta" un peu de nourriture.
Elle regarda sa chambre, se demandant si ses parents allaient vouloir d'elle si un jour elle se décidait à revenir.
Quand soudain elle eu une idée.
Elle posa sa valise à terre et s'approcha de sa fenêtre.
Elle l'ouvrit de façon à ce que ce ne soit pas visible, au cas où.
Elle poussa un soupir, prit ses valises et sortit de chez elle.
.
.
.
.x-x--x-x--x-x--x-x--x-x--x-x--x-x--x-x--x-x
.
.
.
.Elle marchait dans la rue, son maquillage noir coulant jusqu'à son menton, ses genoux fléchissant à chaque pas.
Elle semblait désespérée et prête à se suicider.
Les passant la lorgnaient avec un regard mêlé de pitié et de questions.
Mais pourtant ils ne faisaient rien qui aurait pu l'aider.
«
Je pourrais crever dans cette rue, personne ne m'aiderai... », songea Amy en tournant au coin de rue.
Elle arriva enfin à sa destination finale.
Le 28bis.
Elle prit son courage à deux mains et pressa la sonnette qu'elle entendit retentir dans la maison.
Un jeune homme ouvrit la porte.
Il était blond, les cheveux courts et habillé d'un baggy et d'un long t-shirt.
Ses yeux s'agrandirent lorsqu'il vit la jeune fille, il lâcha ce qu'il avait dans les mains et il courut vers elle.
- Amy !, murmura-t-il en lui enlevant les cheveux qui cachaient son visage.
Il la prit dans ses bras et elle recommença à pleurer.
.
.
.. . .
Le chapitre prend fin ici !
En espérant qu'il ne soit pas trop décevant à vos yeux.
J'ai besoin de connaître votre avis alors n'hésitez pas
à les laisser !
Angèle.
.
.
.
.